Constitution bleu

CONSTITUTION BLEUE (DIOCESE DU NIGERIA) PREMIERE PARTIE L’ACTE DE CONSTITUTION DE L’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE DIOCESE DU NIGERIA PRECEDEMMENT ENREGISTRE COMME L’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE VILLAGE MAKOKO YABA SOUS L’ORDONANCE DES DOMAINE ( SUCCESSION PERPÉTUELLE) CHAPITRE 107, EN DATE DU 29 MARS 1980 ET DUMENT EXECUTÉE POUR ET AU NOM DE L’EGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE DIOCÈSE DU NIGERIA (NOMMÉE DANS LES LIGNES SUIVANTES COMME L’EGLISE) PAR DES PERSONNES DONT LES NOMS FIGURENT DANS LA PREMIÈRE PARTIE DE CET ACTE, DUMENT AUTORISÉ POUR CE FAIRE PAR LE RÉVÉREND PROPHETE PASTEUR FONDATEUR EN QUI RESIDE L’AUTORITÉ DE L’ÉGLISE. Attendu que l'Église a son Siège National au 12/15 Church Street, Makoko, Yaba État de Lagos et que le Siège International pour le monde entier de l'Église du Christianisme Céleste se trouve à Mission House Ketu, État de Lagos Et attendu que l'Église a été dûment établie au Nigeria le 24 Novembre 1958 sous l'Ordonnance des Domaines (Succession Perpétuelle) chapitre 107 comme communauté de Chrétiens croyants et pratiquants. Et attendu que la Constitution sous laquelle elle a été enregistrée a été par un avis en date du 28 Mars 1980 amendée et remplacée par cette nouvelle Constitution qui est de nature plus complète, basée sur un ensemble de règles de procédure et de doctrine Chrétienne formant le corps de la croyance de l'Église et de MISSION EVANGELIQUE DE REDEMPTION. Il est décidé que la nouvelle Constitution de l'Église désormais connue comme CONTITUTION DE L’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE (DIOCESE DU NIGERIA) telle qu’inscrite dans la deuxième partie de cet Acte est en vigueur. En foi de quoi chacun de nous, dûment accrédité pour ce faire ès capacité susmentionnée a apposé sa signature et son cachet. Noms des personnes accréditées pour exécuter l’Acte de Constitution au nom de l’Église du Christianisme Céleste (Diocèse du Nigeria) 1-SAMSON OLATUNDE BANJO 2-OLUREMI OLUSOGA OGUNLESI 3-JOSIAH KAYODE OWODUNNI 4-OLAYINKA AFOLABI ADEFESO 5-SAMUEL OLATUNJI AJANLEKOKO 6-ALEXANDER ABIODUN BADA 7-SAMUEL BILEHOU JOSEPH OSCHOFFA. DEUXIEME PARTIE L’EGLISE 1. Le nom de l'Église est ‘’ EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE ‘’(Diocèse du Nigeria). L’Église du Christianisme Céleste (Diocèse du Nigeria) fait partie de la seule spirituelle, universelle, unie, indivisible Sainte Église qui est venue dans ce monde, du Ciel par ORDRE DIVIN le 29 SEPTEMBRE 1947 à Porto Novo, République du Bénin (anciennement République du Dahomey) à travers un individu, un Homme qui est le Fondateur de l'Église, le Révérend, Prophète Pasteur Fondateur Samuel Bilehou Joseph Oschoffa. L’Église est un Diocèse de l’universelle EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE avec un Siège Nationale (Diocésain) au 12/15 Church Street, Makoko, Yaba, État de Lagos; le Siège Suprême à Porto - Novo, République du Bénin et le Siège International à Mission House, Ketu, État de LAGOS, République Fédérale du Nigeria. ORDRE DIVIN 2. Le 29 SEPTEMBRE 1947, par le profond Mystère de l’apparition Divine au cours d’une prière, d’un ange ailé baigné d’une lumière intense, un Message parvint de DIEU au Prophète Pasteur Fondateur : ‘’ C’est la volonté de l’Eternel DIEU de t’envoyer en MISSION D’ÉVANGÉLISATION AU MONDE ‘’ ‘’Il y a beaucoup de Chrétiens de nom qui confrontés aux difficultés et aux problèmes de ce monde, courent derrière les féticheurs et d’autres puissances des ténèbres pour toutes sortes d’assistance ; en conséquence, à leur mort, ils ne peuvent pas voir CHRIST parce que par leur action, satan a laissé sur eux sa marque spirituelle. Pour t’assister dans ta tâche, pour que les hommes t’écoutent et te suivent, des actions miraculeuses de guérisons divines par le SAINT ESPRIT seront accomplies par tes mains au nom de JESUS CHRIST. Ces actions de guérisons divines et le sceau spirituel de l’Eternel DIEU sur ta personne vont témoigner que c’est ‘’L’ETERNEL DIEU QUI T’A ENVOYE’’ NOM DE L’ÉGLISE 3. Le nom de l'Église descendit du Ciel par révélation divine à travers monsieur Alexandre YANGA qui était alors en cours de guérison divine à la résidence du Prophète Pasteur Fondateur et qui était animé par le SAINT ESPRIT pendant sept jours. A la fin du septième jour, il demanda un morceau de craie et écrivit sur le mur : ‘’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE ‘’ Traduction en anglais ‘’CELESTIAL CHURCH OF CHRIST’’. 4. En plus d’être aussi un Prophète, le Fondateur a été autorisé par Ordre Divin à utiliser le nom ‘’EPASTORAL’’ en langage angélique qui a été aussitôt traduit pour lui en ‘’ PASTEUR’’. Cela s’est passé alors qu’il avait effectué les cinq premières années de naissance de l'Église comme ‘’EVANGELISTE’’. Il est ainsi REVEREND PASTEUR PROPHETE FONDATEUR (mentionné dans les lignes suivantes comme Pasteur) dont il est l’incontestable autorité sur terre en toute matière concernant l'Église. Il est le symbole de l’unicité, de l’unité et de l’indivisibilité de l'Église. Le nom Pasteur se rapporte non seulement à l’actuel Pasteur mais aussi à ses successeurs dans l’éternité des temps ; 5. La seule et ultime autorité dans l'Église du Christianisme Céleste (Diocèse du Nigeria) est le Pasteur ou la personne qui va le succéder après sa mort. 6. Quiconque est choisit pour succéder au poste de Pasteur doit fixer son siège dans le domaine réservé au Pasteur à Porto Novo, République du Bénin.. 7. Le Prophète Pasteur Fondateur Révérend Samuel BILEHOU Joseph OSCHOFFA ordonne que s’il meure en République du Bénin, qu’il soit enterré dans la concession qu’il a désigné à Porto Novo, République du Bénin. 8. Le Prophète Pasteur Fondateur Révérend Samuel BILEHOU Joseph OSCHOFFA ordonne que s’il meure au Nigeria, qu’il soit enterré dans la ville d’Imeko dans la division d’Egbado dans l'État (Province) d’OGUN, près de la tombe de sa mère sur la terre familiale qui lui a été donnée. 9. Le Pasteur ordonne que le lieu sur lequel sera située sa tombe soit considéré comme Terre Sainte et lieu de Pèlerinage. HISTOIRE DE LA FONDATION 10. Voici la traduction française de l’histoire de l'Église du Christianisme Céleste, telle qu’elle a été relatée par le Révérend Prophète Pasteur Fondateur Samuel BILEHOU Joseph OSCHOFFA, pendant le culte du soir, le Mercredi 18 Janvier 1969 à Makoko, le Siège de l'Église du Christianisme Céleste, Diocèse du Nigeria. L’histoire avait été dite à la place de la prédication habituelle du culte. 11. ‘’C’est une chose très plaisante que je sois encore vivant aujourd’hui, vingt et un an et quelque mois après la naissance de notre Église. Juste là, aujourd’hui, à Makoko, Siège de l'Église du Christianisme Céleste, Diocèse du Nigeria, il m’a été demandé de donner une brève histoire de l'Église pour la postérité. Mais avant cela, je vais commencer par donner une brève histoire de moi-même afin de clarifier les choses. 12. Mon Père fut un méthodiste né et élevé au Dahomey (aujourd’hui République du Bénin). Son père OJO et sa mère KOSHINA, étaient venus d’Abeokuta au Nigeria, à Desatre ou ils s’installèrent. La frontière artificielle tracée par les Européens le Nigeria et le Dahomey fit que mon Père fut dahoméen, son nom était OSCHOFFA (Ce nom provient de ‘’ OJUKI ISE DEA TI OTALE TA BANIKA SUBU’’ ou ‘’OJUKO SOFA’’ tout court ; ce qui plus tard, fut résumé en ‘’OSOFA’’, en langue Yoruba, il signifie : ‘’L’ŒIL HUMAIN N’EST PAS UNE ARME QU’UN ENNEMI PEUT TIRER POUR FAIRE TOMBER QUELQU’UN’’. Il eut plusieurs femmes dont chacune lui donna jusqu'à cinq ou six enfants. Tous ces enfants furent cependant des filles dont une seule survécut. Ceci le conduisit à engager une promesse à DIEU selon la doctrine des méthodistes : ‘’O SEIGNEUR SI TU ME DONNES UN GARÇON, JE LE CONSACRERAIS À TON SERVICE COMME FIRENT ANNE ET ELKANA’’ suite à cela, je naquis en 1909 à Porto Novo, d’une mère nigériane appelée ALAKE IYAFO, originaire d’IMEKO, Division d’Egbado, Province d’Abeokuta. Je fus nommé Samuel et aussi BILEWU (BILEAI YEBAWU KOGBE, SUGBON MO MO WIPE MO TI TORO RE LODO OLORUN) qui signifie ‘’SI TU PREFERES VIVRE DANS CE MONDE ,TU ES LE BIEN VENU MAIS SI TU PREFERES VIVRE LA HAUT DANS LE CIEL, IL T’EST EGALEMENT PERMIS DE PARTIR MAIS JE SAIS QUE JE T’AI SPECIALEMENT DEMENDE A DIEU’’. 13. En vertu de la promesse de mon Père à DIEU, j’ai été envoyé à l’âge de sept ans pour l’œuvre de DIEU aux cotés du Christ Méthodiste Moise YANSUNU, Père de l’Évangéliste Nathaniel YANSUNU de notre Église. Mon Père n’était pas satisfait de la manière dont j’étais traité, il me ramena à la maison et m’envoya plus tard à l’âge de treize ans pour rester avec le Révérend David HODONOU LOCO, l’Évêque Méthodiste de Porto Novo, anciennement de l'Église Méthodiste, OLOWOGBOWO, Lagos Nigeria. J’étais là-bas avec d’autres enfants. Après un certain nombre d’année, le Révérend David HODONOU LOCO fut remplacé par l’Évêque GARNER de Londres ; le nouvel Évêque ordonna que tous les élèves participent à la fabrication de briques pour un nouveau bâtiment scolaire. Ayant tous refusés, nous avions été renvoyés chez nos parents. Quand je suis rentré chez moi, mon Père m’admonesta en me rappelant que j’étais différent des autres parce qu’il m’avait demandé spécialement à DIEU et que je devais faire ce travail ; sur ce, il me reconduisit auprès de l’évêque mais celui-ci ne voulu pas revenir sur sa décision. Alors mon Père dit qu’il n’y avait plus d’alternative et que je devais désormais apprendre à devenir menuisier comme lui-même. 14. Je devins un habile menuisier. J’excellais dans la charpenterie et le travail du bois d’ébène que j’achetais régulièrement à ami. Je continuai à travailler avec bonheur comme menuisier, jusqu’à la mort de mon père le 15 juin 1939. 15. Après la mort de mon Père, je continuais à porter le fardeau jusqu’en Décembre 1946 quand je décidais désormais de faire le commerce d’ébène. Je devais aller moi-même dans la forêt pour acheter de l’ébène et l’apporter en ville, afin d’en vendre aux menuisiers. Je commençais ce commerce en allant dans les régions forestières, en quête d’ébène. Je l’achetais à bon marché et l’apportais en ville pour l’y vendre avec profit. Je continuai ce commerce lucratif jusqu’à ce voyage de MAI 1947, pendant les inondations. 16. Le 22 MAI 1947, jour de l’éclipse solaire, priant dans foret au cours d’un de mes voyages, J’entendis une voix qui disait ‘’LULI’’, je ne pus ouvrir les yeux, et la même voix disait ‘’CELA SIGNIFIE LA GRACE DE JESUS CHRIST’’. Quand j’ouvris mes yeux, je vis un singe blanc avec deux dents en haut et en bas, avec des mains et des pieds ailés, comme une chauve souris. Quand il voulait voler, il battait des ailes vers l'avant, mais il restait sur place. Je vis un oiseau aux pattes et au bec jaune, avec une longue queue. Il lui arrivait parfois de déplacer la queue. Il lui arrivait parfois de déplacer la queue en éventail comme un paon et elle était multicolore. Il restait aussi sur place. Je vis aussi un court serpent d’à peu près un pied de longueur. comme il restait sur place, il était enroulé et sa gueule était gonflée comme celle d’un cobra. Lorsque j’entendis cette voix, je me sentis complètement différent de ce que j’étais normalement. Je me trouvais en train de jouer avec le serpent puis il s’en alla. L’oiseau restait un moment puis alla dans la brousse. Le singe s’envola aussi et je constatais un changement complet en moi. 17. J’avais été transporté dans la forêt par un pagayeur que j’avais loué à Toffin, à Ganvié. Je lui donnais toujours de l’argent pour sa propre nourriture. Mais il ne s’empêchait pas d’en voler la mienne. Peu après, il commença à avoir des maux d'estomac et gémissait bruitamment. Je courus lui demander ce qui n’allait pas en lui. Il m’avoua d’avoir volé de ma soupe. Je l’admonestais en lui disant qu’il n’aurait pas dut manger ma soupe puisque je lui donnais de l’argent pour sa restauration. Je lui imposais ma main sur son estomac et les douleurs cessèrent. Il s’enfuit en me laissant seul et en disant qu’il ne pouvait plus rester avec un étrange homme comme moi surtout que j’avais fait disparaître son mal d’estomac simplement par imposition des mains. Je restai ainsi avec une pirogue sans pagayeur, moi-même ne sachant pas pagayer. Ce fut la raison pour laquelle je dus errer dans la forêt pendant trois mois. 18. Pendant ces trois mois, je ne mangeais pas et je ne pouvais pas ramer. Mais quelque temps après, je découvris un trou d’arbre dans lequel volaient des abeilles. Je prenais une feuille sèche que j’allumai et que je collai au trou la nuit. Une fois les abeilles parties, je recueillais le miel qui me servait désormais de nourriture. Ma boisson était de l’eau courante à proximité de cet arbre. 19. Peu après j’eus des visions et fis l’expérience de nombreux changements en moi-même. La forêt était si épaisse qu’en levant les yeux, on ne voyait pas le ciel mais les arbres, des serpents, le sanglier, des singes et des oiseaux chantaient. Au milieu de tout cela, je priais beaucoup ; je n’eus pas faim, je ne sentis aucune frayeur ni aucune maladie mais je jouissais de la gloire de JESUS CHRIST 20. Comme je me promenais au hasard dans la forêt, j’arrivai à une colline appelée Fagbe (après la ville de Zinvie) ou je rencontrai un homme qui deviendra Senior Leader Michel lorsqu’il aura rejoint l'Église du Christianisme Céleste. C’est lui qui me fit savoir le nom du village. Je vis un grand nombre d’enfants et je priais là. Je retournai dans la forêt errant à la recherche de ma barque et j’arrivai bientôt à un las appelé GODRO auprès duquel il y a un village nommé HUNGO. Je continuai mon errance après WHEDO et sur AGLANGOUN jusqu’à ce que je trouvai la barque le long d’un isthme, AGLANGOUN, loin dans la forêt. 21. Ne sachant pas ramer, je me mis dans la barque et me laissai entraîner par le courant du fleuve qui était en crue. Pendant que la barque voguait de gauche à droite, des serpents tombaient du haut des arbres dans la barque mais je les saisissais avec mes mains et les jetais dans le fleuve, sans les causer un dommage quelconque. Je continuai mon voyage en descendant le long du fleuve et j’arrivai à AGONGUE. Je trouvai là un jeune homme Méthodiste appelé KUDIHO qui était sur le point de mourir et qu’on disait avoir été très malade, pendant longtemps. Je le touchai et JESUS le fit se lever. Il est encore vivant aujourd’hui ainsi que ses enfants, tous habitent AGONGUE. 22. J’allai maintenant pour recueillir plus de bois d’ébène dans la forêt. A mon retour, après cinq jours dans la dans la forêt, tout AGONGUE était en ébullition. ‘’Quel genre d’homme est-ce ? ‘’ dirent les gens, ‘’nous le suivrons certainement dans son église’’. Je leur dis que je n’avais pas d’église. Ils ne voulurent pas me croire mais je priais pour eux. Je restai à AGONGUE avec YESUFU qui était mon voisin à Porto Novo. Après le miracle qui a fait lever KUDIHO le premier jour de mon arrivée à AGONGUE et avant mon retour de la forêt, YESUFU était retourné à Porto Novo dire à mes parents qu’il m’avait vu à AGONGUE, que je paraissais étrange avec des cheveux longs, mal soignés, un accoutrement grossier et débraillé tel un fou et quand je touchais les morts, ils se relevaient ; il ne savait pas ce qui se passait en moi. Mes parents lui répondirent que la raison de mon apparence débraillée ne pouvait être d’autre que la paresse. 23. Je me prépare à retourner chez moi à Port Novo le cinquième jour. Je louais les services du pagayeur ZINSOU. Après mon retour, tous ceux qui me connaissaient auparavant étaient épris de curiosité. Je commençais à avoir des foules de visiteurs. A peu près trois jours après mon retour à Port Novo, ma sœur aînée Élisabeth EKUNDAY OSCHOFFA vint me voir et me dit que son fils Emmanuel MAWUYON, c’est à dire OLORUNDARA GUTON, était mort. J’allai vers lui et je trouvai des guérisseurs indigènes qui avaient vainement essayé de le ramener à la vie. Quand ils me virent, ils sortirent tous de la chambre. Ce que les guérisseurs indigènes ne pouvaient faire, JESUS CHRIST le fit car je touchai le défunt et il revint à la vie au nom du Seigneur JESUS CHRIST. C’est ce miracle qui fit que ma sœur quitta l'Église U.A.M. (ELEJA) et me suivit. Son fils Emmanuel reçut le don sacré de prophétie et devint ainsi le premier visionnaire de l'Église du Christianisme Céleste. C’est à travers lui qu’une grande partie de notre culte a été révélée tel que le PAJASPA (appellation en langue des anges), le réceptacle particulièrement fabriqué pour les quêtes de chaque culte (avec une bougie allumée au bout). 24. Le 29 SEPTEMBRE 1947, pendant que j’étais en train de prier dans ma maison avec quelques amis qui m’avaient rendu visite, je vis un long RAYON DE LUMIERE plutôt comme un phare de voiture. Je vis alors une créature ailée dont le corps était comme du feu et ses yeux minuscules volaient vers moi derrière un faisceau de lumière. Au fur et à mesure que cette créature s’approchait de moi, le faisceau de lumière diminuait d’intensité, jusqu’à ce qu’elle se tint à peu près à un mètre de moi. Cette créature se mit à me parler ainsi : ‘’ DIEU VEUT T’ENVOYER EN MISSION D’ÉVANGÉLISATION, DE PRÉDICATION ET D’EXHORTATION A LA REPENTANCE DANS LE MONDE. IL Y A BEAUCOUP DE CHRETIENS QUI PENDANT LEUR EXIXTENCE, CONFRONTES AUX PROBLEMES ET DIFFICULTES DE CE MONDE, ONT RECOURS AUX FETICHEURS ET AUX AUTRES PUISSANCES DES TENEBRES. A LEUR MORT, ILS CROIENT QU’ILS SONT ENCORE CHRETIENS ; OR ILS NE LE SONT PLUS PARCE QUE SATAN A DEJA IMPRIME SA MARQUE SUR EUX. POUR CETTE RAISON, CES GENS, APRES LEUR MORT, NE PEUVENT PAS VOIR LE CHRIST. DIEU VEUT T’ENVOYER À TRAVERS LE MONDE POUR UNE MISSION DE PREDICATION ET D’EXHORTATION A LA REPENTANCE, MAIS LE MONDE NE TE CROIRA PAS. POUR T’ASSISTER DANS TON TRAVAIL, AFIN QUE LES HOMMES T’ECOUTENT ET TE SUIVENT, DES OEUVRES MIRACULEUSES ET DES GUERISONS DIVINES SERONT ACCOMPLIES PAR TOI AU NOM DE JESUS CHRIST. CES OEUVRES DE GUERISON DIVINE ET LE SCEAU SPIRITUEL DE DIEU SUR TOI VONT TEMOIGNER QUE C’EST L’ETERNEL DIEU DES ARMÉES QUI T’ENVOIE ‘’. 25. Immédiatement après que j’eus reçu ce message, Marie, l’épouse de Frédéric ZEVUNU, s’exclama d’avoir vu JESUS. Je lui demandai comment elle l’avait vu. Elle dit qu’elle voyait une croix en bois, haute, grande et large. Elle dit qu’il descendit de la croix, étendit ses mains suintantes de sang, exactement là où on lui avait enfoncé des clous et qu’elle pouvait voir la même chose sur ses pieds et d’autres parties du corps. Elle dit que JESUS montre ses côtes et elle put voir où il avait été transpercé par l’épée. Descendu de la croix, JESUS CHRIST se tint devant lui (le Pasteur) et le fit entrer dans une pièce. Quand ils ressortirent tous les deux, continua Marie, il (le Pasteur) était habillé d’une tunique blanche, pleine d’étoiles et les yeux du Pasteur étaient remplis d’une lumière si aveuglante qu’elle ne pouvait pas les regarder. Mais maintenant, continua-t-elle, je suis surprise de te trouver sans tunique ni lumière aveuglante. Je lui racontai aussi ce que j’avais vu et entendu. Elle, son mari et les autres partirent. 26. Je ne pus dormir de toute la nuit à cause de divers visiteurs Célestes qui venaient me parler. Le lendemain, à dix heures du matin, Frédéric ZEVENU, époux de Marie, un Catholique romain, à Port Novo, rencontra un groupe de jeunes gens qui jouaient à l’ ’’ayo’’ (un jeu) dans un quartier de Porto Novo appelé JOGREY. Il leur raconta ce qui s "était passé chez moi la veille, ce que j’avais vu et ce que sa femme avait vu, alors que nous nous agenouillions pour prier. IL leur raconta que sa femme était à la maison et qu’elle n’avait pas dormi de toute la nuit mais qu’elle avait parlé tout le temps et que ce qu’elle disait était plutôt mystérieux et bien au-dessus d’elle. A peu près douze de ces jeunes gens coururent chez moi avec le doute que de telles choses puissent encore arriver. Sept d’entre eux furent remplis du SAINT ESPRIT et émirent différents messages sur les dogmes de l'Église ils ne pouvaient plus bouger à ce moment-là. Quant aux cinq autres, ils rebroussèrent chemin et retournèrent à ZEVU, à Porto Novo pour répandre la nouvelle. Ceux qui les entendirent coururent à leur tour chez moi avec le doute que de tels événements puissent se produisent à pareille époque, mais certains d ’entre eux eurent la même manifestation que les sept jeunes gens. 27. Ceci conduisit à des commérages à travers Porto Novo comme quoi j’avais commandé et acheté la magie. Toutes les Églises étaient désorientées ; l'Église méthodiste était ébranlée à la base et tout ce qu’elle trouvait à dire était que j’étais en rapport avec les puissances des ténèbres etc... Lorsque je me rendis compte que cela faisait treize jours que je n’avais pas dormi suite à l’affluence chez moi des Musulmans, Catholiques ; Méthodistes et féticheurs, j’envoyai, par Dominique ADANDE, un mot à l’officier de police expatrié, responsable de la ville, lui disant que moi, dont il avait le souvenir comme musicien dans la ville, je l’implorais de dépêcher des agents de police chez moi, afin de m’aider à faire évacuer tout ce monde car cela faisait treize jours que je n’arrivais pas à dormir. Dominique lui confirma que j’étais citoyen de la ville. Suite à cette requête, l’officier demanda à me voir. Rendu chez lui, je fis le récit de tous les événements. A ma grande surprise, il me répondit qu’il n’avait aucun droit d’envoyer des policiers chasser les gens de chez moi. Par contre, sentant en moi le dessein de DIEU, il me suggéra plutôt d’organiser une réunion en plein air où tout le monde sera invité et cela le samedi suivant. Il me rassura qu’il y sera présent, compte tenu que ses parents étaient chrétiens aussi. Cette réponse m’excédait. Mais ceux qui étaient avec moi approuvèrent d’emblée la suggestion de l’officier et ceux d’entre eux qui étaient plus instruits allèrent préparer des notices qu’ils distribuèrent à travers Porto Novo. REUNION EN PLEIN AIR 28. En lisant ces notices, beaucoup de gens qui avaient auparavant entendu des rumeurs, se rassemblèrent dans ma concession, très curieux de voir ce qui allait se passer. Nous érigeâmes une estrade en bois et sur lequel je m'assis avec un visionnaire à ma gauche et ma droite. Je fus spirituellement guidé d’ouvrir une bible devant moi sans la lire et d'allumer trois bougies devant moi ; ce que je fis aussitôt. Chaque fois que l'on me posait une question, la réponse m'était souvent donnée par celui là qui m'avait envoyé c'est-à-dire : DIEU. 29. La première question vint d'un homme appelé Alex AGANYIMI, membre de l'Église des Chérubins et des Séraphins ; c'était un Togolais. Chaque fois qu'une question était posée, une de mes oreilles faisait un bruit de haute tonalité alors que l'autre demeurait silencieuse. L'oreille ou se produisait le fameux bruit, n’entendait pas les questions posées ; par contre, l'autre oreille silencieuse entendait toutes les questions. Alex dit qu'il avait compris que Moise ORIMOLADE (pasteur des chérubins et séraphins) avait été envoyé comme précurseur par DIEU et qu'il avait accompli toutes sortes d'actions spirituelles et que maintenant, je venais à mon tour, proclament que c'est DIEU qui m’envoie ; alors lequel d'entre nous devait-il croire et accepter ? Aussitôt, l'oreille bourdonnante devint calme et j'entendis le message suivant :'' A PROPOS DE VOTRE QUESTION, JEAN BAPTISTE VINT AVANT JESUS CHRIST. VOUS DEVEZ SAVOIR QUE LES CHERUBINS ET LES SERAPHINS SONT DES ANGES QUI VEILLE NT ET ADORENT NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST. L'EGLISE DU CHRITIANISME CELESTE EST L’EGLISE DU CHRIST, ALORS QUE L'EGLISE DES CHERUBINS ET DES SERAPHINS APPARTIENT AUX ANGES DE DIEU ET N'EST QU’UN PRECURSEUR POUR PREPARER LE CHEMIN DE L'EGLISE DU CHRITIANISME CELESTE . QUE LE MONDE LE VEUILLE OU NON, SA GLOIRE SERA BIENTOT CONNUE DE TOUTE L'HUMANITE.'' Comme j'entendais cela, je transmis fidèlement le message à mon interlocuteur Alex. 30. Les Catholiques et les Églises d'autres dénominations étaient là parce que la publicité avait suscité un intérêt crucial et surtout que toutes les réponses aux questions qui m'étaient posées, sortaient de l'ordinaire. Curieusement, je n'avais aucune idée de réponse sauf transmettre les réponses qui m'étaient données par le SAINT ESPRIT. Un Catholique dit que tout le monde savait que SAINT PIERRE et SAINT PAUL mirent l'Église Catholique à Rome et il savait aussi que c’était par l'autorité de JESUS. Est-ce que c'est le même JESUS qui m'envoyait comme je le proclamais et qui devrait-il suivre ? Pendant qu'il parlait, mes oreilles entrèrent en action ; l'oreille bourdonnante produisait son bruit de haute tonalité, pendant que l'oreille silencieuse écoutait le message suivant : '' JEUNE HOMME, NOUS T'AVONS DONNE UN KOBO (Division monétaire du NAIRA qui est une monnaie Nigériane : 100 kobos =1 NAIRA donc 1kobo = 1/ 100 de NAIRA) à garder et tu l'as gardé ; maintenant, nous te demandons et te disons de rejeter le KOBO et d'accepter deux kobos parce que la gloire de deux kobos est plus grande que celle d'un kobo. Mais si tu refuses d'abandonner un kobo à temps, quand dans l'avenir tu arriveras à voir la gloire de deux kobos, tu voudras revenir sur tes pas et en prendre possession mais il sera trop tard parce que d'autres auront pris ta place.'' A toutes les questions qui m'étaient posées de gauche à droite, je répondais fidèlement, conformément aux réponses que le SAINT ESPRIT me dictait. Nous quittâmes la réunion ce jour là, en glorifiant DIEU, émerveillé par les résultats et le succès probant de cette réunion, il eut encore beaucoup plus de gens qui se joignirent à moi ; ceci marqua le début de l'Église du Christianisme Céleste et sa croissance. 31. A titre de rappel, j'étais né méthodiste. Je vais maintenant vous parler de la visite du Révérend Pasteur PARRINDER, un Pasteur Méthodiste, qui avait été transféré de Porto Novo (ou j'étais sous son autorité ) à un institut situé à IBADAN. C'était un homme de grande taille. Il entendit parler de moi et vint me voir. L'Église avait à peu près trois mois d’âge. Il me demanda pourquoi, Méthodiste de mon état, je n'avais pas déployé la puissance spirituelle qui venait de m'être conférée, au sein de l'Église Méthodiste. Je lui répondis qu'il avait bien pensé, mais le Pasteur Méthodiste de Porto Novo appelé GBEYANGBE était celui qui montait au pupitre pour haranguer les fidèles en les intimant de ne pas me fréquenter parce que j'avais acheté des pouvoirs magiques et que je trompais les gens avec. Ces interventions firent en sorte que les Méthodistes cultivèrent une haine sans pareilles vis a vis de moi et cette situation fit de moi un ''hérétique'' voir un paria. En plus, si ce cher Révérend Pasteur Méthodiste avait envoyé en ce temps là, un mot pour s'enquérir de bonne foi et diligemment des nouvelles à mon propos, ne pensez-vous pas que j'aurais accepté de très bon cœur de joindre mes forces à celle de l'Église Méthodiste ? Puisque je ne comprenais pas moi-même ce qui m'arrivait ; d'où ma demande à la police, de faire évacuer mon domicile, de la marée humaine qui s'y trouvait. 32. Cependant, avant que vous ne veniez, continuais-je, celui qui m'a envoyé (DIEU) m'avait dit qu'un Européen viendra me voir et que je devais lui parler avec patience et calme. Il m'a été demandé de vous dire que vous devez rester un moment jusqu'au Dimanche prochain. Après le culte, placez-vous à la sortie avec une moitié de portes fermées afin qu'alignés à la droite, tout le monde arrive à vous serrer la main. Regardez toutes ces bagues de fiançailles, elles sont faites de métal et d'autres choses. Vous savez sûrement que dans leurs maisons, se trouvent des idoles, des fétiches et d'autres puissances des ténèbres : donc ce sont des idolâtres. Ce sont eux qui utilisent des pouvoirs magiques. Et ceci, DIEU l'interdit. Le commandement de DIEU dit que ceux qui croient en LUI et LE servent véritablement ne doivent servir aucun autre dieu en dehors de LUI. Le message qui m'a été donné était qu'il y a beaucoup de chrétiens qui, à leur mort, ne verront pas le CHRIST parce qu'ils sont idolâtres pendant leur séjour sur terre. Cela fait partie des clauses de la mission qui m'a été confiée. quand je l'eus livré ce message, il resta sans mot dire pendant une demi-heure, d'un air cogitatif, jambes croisées et en tapotant son front avec un crayon. Il alla jusqu'au portail de mon père (c'est là que tout avait commencé et non dans ma maison actuelle), resta debout près de sa voiture, près d'une autre demi-heure avec ADIHU, un autre Pasteur originaire du Bénin (ancien Dahomey) qui l'avait accompagné, il promit de revenir mais je ne le vis plus jamais. 33. Mais conformément à la promesse de DIEU et (DIEU ne manque jamais d'accomplir ses promesses), au moment où tout cela se passait, une femme, originaire de Porto Novo, appelée TINAVIE, du District, de ZEVU, mourut à l'hôpital à la suite d'une courte maladie. L'Église avait à peine deux mois d'âge. La sœur cadette de TINAVIE, MAWULOWOE (ce qui signifie : DIEU obligera), prophétisera que le cadavre devrait être apporté chez moi et que JESUS CHRIST le ressusciterait d'entre les morts. Les membres de l’Église, dans leur voisinage, vinrent m'annoncer ce décès et je leur demandai de faire venir le corps chez moi, apporté sur un brancard, je leur fis la demande de le déposer à même le sol. 34. Tous mes parents étaient Musulmans ; et seul mon père était Chrétien, dans toute notre concession familiale. Nous avions huit marques sur nos joues comme le veut la tradition Yoruba car nous sommes d'ethnie Yoruba. Quand on apporta le cadavre, mes parents Musulmans s'exclamèrent à la manière des Musulmans : ''I-LAHILA, HILAWU ! qu'est-ce que ce garçon a encore fait ? Apporter ici un cadavre !'' Mais je leur demandai de le laisser sur le sol. En bref, JESUS CHRIST mon SAUVEUR ressuscita TINAVIE d'entre les morts. Elle était de nouveau vivante et je demandai qu'on la conduise à l'hôpital pour saluer le médecin qui l'avait traitée et certifié son décès. Le médecin s 'appelait Alexandre. Lorsque celui-ci vit la ressuscitée, il courut en claquant la porte avec, dans sa pensée, qu'une personne morte ne pouvait plus revenir à la vie et lui parler. Il n’avait pas réalisé que c’était l’Eternel Dieu des Armées, le Rois des Rois, qui ramenait les gens à la vie. Ce fut aussi MAWULOWOE qui lors de la première Fête de Noël, au bord de la mer, fut remplie du Saint Esprit et émit le Cantique suivant, en langue Yoruba : JESUS, EMI YIO SIN O (Bis) NIBI MIMO YI LARIN’IJO NLA RE EMI YIO SIN O TITI D’OPIN EMI YIO MU’BUKUN RELE AMIN ! (AMEN) VERSION FRANÇAISE JESUS, JE T'ADORERAI (Bis) EN CE LIEU TRES SAINT DANS CETTE GRANDE EGLISE JE T'ADORERAI DES AUJOURD'HUI MEME J'ENTRERAI COMBLÉ DE TA GRACE. (AMEN). 35. Un autre miracle de DIEU se produisit sur l'un de mes amis, Moïse SURU AFOYAN, du District de ZEVU à Porto Novo, qui était mort. Ses parents vinrent me dire que mon ami était mort et qu'ils étaient venus acheter le cercueil pour l'enterrement et qu'ils venaient tout simplement m'annonce la nouvelle. J'allai dans la maison de Moïse et je vis son cadavre étendu par terre, c'était mon ami. Je portais trois pièces de vêtement. J'en enlevai une, j'en couvris le cadavre et je demandais à tout le monde de sortir de la pièce. Quand le SEIGNEUR JESUS CHRIST manifesta sa volonté, Moïse SURU fut ramené à la vie à minuit. 36. J'y retournai le lendemain. Moïse SURU dit qu'il voulait me raconter ce qui s'était passé. Il dit qu'il avait vu un vieil homme avec une chevelure et une barbe toute blanche et qui se tenait au balcon d'une maison à étage. Le vieil homme me fit venir pour me le montrer (Moïse) et lui demanda s'il me connaissait. Il dit avoir répondu par l'affirmative. Le vieil homme lui dit (Moïse) qu'il était déjà mort mais que grâce à moi et par honneur pour moi (Pasteur) il allait retourner à la vie ; et luis encore, il (Moïse) n'allait pas mourir avant d'avoir vu le bâtiment à étage que celui qui l'a relevé des morts construira. 37. Ainsi, c'était Moïse SURU qui avait prédit que je construirai une maison à étage. Et je n’avais encore à l'époque pas la moindre puissance financière d'acheter une brique de construction ni même un seul parpaing. Je gardai et nourrissais cette prophétie parce que je savais que la parole de DIEU ne faillit jamais. Je rends grâce à DIEU que Moïse SURU et ses enfants soient encore en vie aujourd'hui et que le bâtiment à étage ait été construit de son vivant comme il l'avait prophétisé. 38. Un autre événement important se produisit dans la ville de GRANPOPO où la mer était sortie de son lit en causant de sérieux dégâts. À cause des échos qui lui parvenaient, à propos des miracles que le SEIGNEUR JESUS CHRIST accomplissait à travers ma modeste personne, le Chef de la ville m'envoya chercher avec un message disant que la mer avait envahi la ville et détruit toutes leurs maisons. Il me fit dire aussi que DIEU m'avait envoyé et qu'il n'y avait rien que DIEU ne puisse faire. Il m'implorait de venir arrêter la mer qui emportait toute la ville. Je répondis à cet appel en emmenant avec moi six personnes dont Wolida (Woli-Leader ou Woleader = troisième onction dans l'une des hiérarchies des visionnaires) AFOSSE YANGA, son épouse Elder (Maman = troisième onction dans la hiérarchie des femmes) Silvestin, YAMAN et le Leader Mathias (Leader = troisième onction dans l'une des hiérarchies des hommes) venant de DANNU. 39. Lorsque nous arrivâmes à la mer, à GRANPOPO, je vis un Révérend Père Catholique européen, portant un bâton courbe de berger et se tenant devant la mer, mais chose curieuse, la mer le repoussait malgré le fait qu'il priait avec son bâton. Quand j'arrivai à mon tour, à ce niveau, Celui qui m'a envoyé (DIEU) m'apprit que le monde entier était comme un œuf et que pareillement, la mer était comme une aiguille. Je fus instruit par le SAINT ESPRIT que je devais d'après cela introduire une aiguille dans un œuf sous les yeux de tous les habitants de GRANPOPO et jeter l’œuf avec l'aiguille dans la mer qui les emporterait. Je fis ce qui m 'avait été dit exactement, car ce n'était pas mas volonté mais celle de Celui qui m'a envoyé. Après cela, le CHRIST manifesta son miracle : LA MER SE RETIRA COMPLETEMENT. 40. IL serait intéressant de noter un développement ultérieur de cet événement. Il y avait une lagune dans la ville de GRANPOPO qui se vidait normalement dans la mer (cela formait une espèce d'estuaire) et le point de rencontre était dangereux car de nombreux bateaux y chaviraient. La mer s'était tellement retirée que toute la zone d'entrée de la lagune (formant un estuaire avec la mer) s'était asséchée. Lorsque les féticheurs et les sorciers, endurcis devant le miracle de JESUS CHRIST, virent ce qui arrivait, se trouvèrent assez ennuyés et protestèrent contre le fait que la mer se fut retirée trop loin. A cet effet, ils apportèrent des vaches à offrir en sacrifice et les jetèrent dans la mer. À cause des actes d'impureté, la mer revient (elle ressortit de son lit) avec une fureur redoublée après trois mois et fit plus de dégâts qu'avant. 41. La renommée de ces faits se répandit loin et largement. En conséquence, les gens de TOFFIN accoururent rejoindre l'Église. d'Agonguè, l'Église s'étendit jusqu'à GBEKO, de GBEKO à GOGBO. Au fur et à mesure que l'Église s'étendait et prenait de l'ampleur, les Catholiques, les Musulmans et les Méthodistes de Port Novo commencèrent à comploter leurs forces contre moi. Ils avaient tous des informateurs (espions) dans ma maison. Les Catholiques avaient les leurs, y compris les Musulmans et les Méthodistes. Tous les fidèles et adeptes de ces trois congrégations religieuses qui priaient chez moi, étaient signalés par leurs agents doubles. Suite à cela, je déménageais pour WEME, un District de TOFFIN. ENTREE AU NIGERIA 42. Lorsque mes détracteurs ne me virent plus à Porto Novo, ils crurent que la force de l'Église déclinait. Mais c'était le contraire qui se produisit parais les gens que j'avais laissé. Au même moment, quelques-uns un des membres de TOFFIN établirent une autre cellule de prière à GBAJI d'où elle s'étendit à Lagos au Nigeria. Ceux qui avaient introduit l'Église à Lagos étaient pêcheurs, ils étaient à peu près au nombre de sept dont deux d'entre eux se nomment Samuel François (actuel guide = responsable paroissial ), LEYON qui est là parmi nous ; en plus de ces deux, il y a aussi JOHANA de GBAJI et le défunt SEPO. 43. Les œuvres spirituelles de l'Église, manifestées par le SAINT ESPRIT, que les gens de Lagos remarquaient autour d'eux, conduisirent ceux-ci à demander à me rencontrer. J'étais déjà de retour à Porto Novo ou l'Église avait pris de l’ampleur considérable quand on me fit savoir que les gens de Lagos voulaient me rencontrer, je craignais d'y aller car je n'envisageais me rendre nul part ailleurs, pas même au Nigeria En plus étant le seul et unique garçon survivant de mon père, je craignais le Nigeria à cause de la mauvaise renommée qu'avait ce pays. L'émissaire de Lagos était toujours Moise AJOVI d'IJOFIN, Nigeria, aujourd'hui guide supérieur (responsable spirituel d'une paroisse ). Après avoir refusé à deux reprises de me rendre à Lagos, je me laissais réfléchir la troisième fois, après avoir su que Moise AJOVI serait toujours avec moi partout. C'est ainsi que nous voyageâmes pour Lagos, pendant la semaine de la passion du CHRIST en 1951. Peu après mon arrivée à Lagos, je fus informé qu'une femme était atteinte de folie et gisait dans une chambre. J'allais la voir et le SEIGNEUR JESUS CHRIST la guérit instantanément. Cela provoqua un émoi considérable et le JEUDI SAINT, la nouvelle de ce fameux miracle au nom de JESUS CHRIST avait circulé telle une traînée de poudre. 45. Un certain nombre de prêtres et responsables de diverses églises demandèrent à me rencontrer le VENDREDI SAINT à YABA dans une grande salle où il y avait un piano dans un coin. Ils me dirent qu'ils avaient entendu parler des histoires de miracles, des morts qui se relevaient, etc... Bien qu'étant tous Chrétiens, ils voulaient me faire savoir clairement que je devais les considérer comme des ''Saint Thomas'', doutant avec la plus grande circonspection. Ils voulaient beaucoup croire que DIEU m'a envoyé, mais ils ne le croiraient vraiment que s'ils voyaient s'accomplir des miracles dont ils avaient tant entendu parler et sous leurs yeux. J'acceptai et je leur demandai lesquels d'entre eux voulaient voir la gloire de notre SEIGNEUR JESUS CHRIST et savoir si DIEU m'avait envoyé. Ils répondirent qu'ils le voulaient tous. 46. Je choisis alors deux femmes parmi eux ; l'une d'elle était mariée et l'autre ne l'était pas, je leur demandai de s'étendre par terre. J'enlevai deux des vêtements que je portais, en plaçant un sur chacune d'elle. Après une heure environ, rien ne se produisit. La plus âgée dit qu'il lui avait semblé que quelque chose l'avait frôlée mais elle avait regardé et n'avait rien vu. A ce niveau, ils commencèrent à penser qu'il n'y avait rien et n'y aurait pas de miracles. 47. Je me souvins et chantai la chanson qu'un des enfants à Marie ZEVENU, âgé de onze mois, chantait sous l’inspiration et la puissance du SAINT ESPRIT. Cette chanson fut révélée en YORUBA comme suit : Solfège : EMI MIMO SOKALE SARIN WA S : S:D : M:-:-D:R:D:T:L:S:-:-:-:- AWA NSE IRETI RE S:S:D:M:-:-D:R:-T:-D:-:-:-:- WA WONUWA KO WA FUN WA L'AGBARA S:D:L:S:-:M:S:F:M:R:M:-:-:-M: AGBARA T'AWA YIO FI SEGUN, S:S:D:M:-:-D:R:-T:-D:-:-:- O KI ISE LERI RE LAI MU U SE S:S:L:S:-:-M:S:F::M:R:M:-:-:-M RANTI ILERI RI TO SE S:S:D:M:-:-D:R:-T:-:D:-:-:-:- Version anglaise : O ! HOLY GHOST DESCEND THOU UPON US WE WAIT UPON THY COMING DOWN, COME ENTER US AND GIVE THY HOLY STRENGTH THE STRENGTH WITH WITCH WE SHALL OVERCOME, THOUNEVER MAKES A PROMISE WITHOUT FULFILING IT DO THOU REMEMBER THINE PROMISE.. AMEN. Version française : O ! SAINT ESPRIT DESCENDS PARMI NOUS NOUS ESPERONS TA BIENVENUE DESCENDS EN NOUS, NOUS CEINDRE DE TA FORCE LA FORCE POUR VAINCRE L'ENNEMI TU NE PROMETS SANS TENIR TA PAROLE SOUVIENS-TOI DE TA PROMESSE. AMEN. 48. Brusquement, pendant qu'ils chantaient, le SAINT ESPRIT descendit sur eux. Parmi eux, quelqu'un se mit à dire : ''C'est mon bien aimé. Je l'ai envoyé, écoutez-le''. Un autre dit : '' toi femme mariée, tu es en période menstruelle et tu veux voir la gloire de JESUS CHRIST, demande à la femme qui es près de toi si elle est oui ou non dans sa période''. Un autre dit : ''toi, jeune femme, tu sais très bien que tu viens d'avoir des relations sexuelles et tu ne t'es pas lavée afin d'être propre. Je suis un DIEU sélectif''. Ils furent tous déroutés par tout ce que les uns et les autres voyaient et toute la salle fut ébranlée et ils virent le pouvoir et la gloire de DIEU. 49. Alors, ce jour-là, les gens de YABA, connaissant beaucoup de chants chrétiens de leurs propres dénominations et très impressionnés par ce qu'ils voyaient et vivaient, déclarèrent qu'ils ne feraient rien sinon chanter devant le SEIGNEUR JESUS CHRIST. Suite à cela, ils commencèrent un festival de chants à la gloire de notre SEIGNEUR JESUS CHRIST. Quelques temps après, je leur dis qu'il était temps pour eux de rentrer à la maison. Ils dirent qu'ils n'arrêteraient pas de chanter avant le point du jour et que moi, je ne devais pas rentrer chez moi. En plus, continuèrent-ils, il pleuvait et une fois qu'il avait commencé à pleuvoir dans ces régions disaient-ils, ça ne s'arrêterait pas avant longtemps. Je leur dis que ce qu'il prenait ou considérait comme pluie était naturellement une partie de l’œuvre de DIEU car c'était une averse spéciale qui s'arrêtera dès que je voudrais rentrer chez moi. Lorsque je m’aperçut qu'ils avaient rassemblé beaucoup d'argent pour m'en donner, je leur dis que je ne voulais pas d'argent. Une femme parmi eux me donna deux miches de pain à deux shillings que j'acceptai en disant : ''JESUS A DIT QU'UN TRAVAILLEUR MERITAIT D'AVOIR LA NOURRITURE '', dès lors que je m'en allai. Ils dirent que je ne pouvais pas encore partir à cause de la pluie. Je jetai un coup d’œil dehors, j'étendis ma main sous la pluie et celle-ci s'arrêta au nom du SEIGNEUR JESUS CHRIST et je pus enfin partir chez moi. Ce miracle nouveau les étonna vraiment et provoqua une ruée migratoire humaine vers l'Église du Christianisme Céleste. C'EST COMME CELA QUE L'EGLISE COMMENCA REELLEMENT AU NIGERIA. 50. Il se produisit ensuite un autre miracle que le SEIGNEUR JESUS CHRIST opéra sur un enfant de sept ans appelé HUNSU, en le ressuscitant des morts. Il fut trouvé dans sa chambre, recroquevillé sur le sein d'une vieille femme. Le corps du jeune garçon fut arraché de force à la femme et me fut apporté devant l'Église. Ordonné par le SAINT ESPRIT, je lui aspergeais de l'eau bénite et il se lava immédiatement au nom de JESUS CHRIST. Ce grand miracle provoqua un grand émoi considérable chez le grand Imam de Lagos qui était en route pour l'inauguration d'une nouvelle mosquée (la mosquée Owodunni à Iwaya), il s'arrêta avec sa suite, avec la détermination de voir si oui ou non le nom de ''ANOBI YISA'' (JESUS CHRIST en arabe) pouvait opérer des miracles comme on le proclamait souvent. Après avoir vu le miracle du CHRIST s'accomplir, sa suite et lui s'exclamèrent en arabe : ''LAHAILA HILALAWU'' ce qui signifie ''DIEU SEUL EST PUISSANT''. 51. Peu après cela, l'on annonça la mort d'une autre jeune femme nommée Thérèse HUMPE. Elle était morte tôt le matin dans le quartier des pêcheurs. Parce qu'ils ne pouvaient pas trouver un médecin pour constater le décès et délivrer un certificat de décès, ils essayaient, comme cela se faisait souvent à Makoko en ce temps-là, d'attendre la nuit noire pour l'enterrer secrètement. Makoko était à cette époque-là dans la brousse et cet acte pouvait s'opérer sans difficulté et dans la discrétion totale, à l'abri des autorités compétentes. Mais le SAINT ESPRIT était avec moi ; je demandai de m'apporter le corps de la défunte. Le corps (cadavre) me fut apporté en plein jour au vu et au su de tout le monde. Mais celui qui m'a envoyé (DIEU) était pleinement derrière moi. Je plaçais ma main sur Thérèse et, à l'instant même, elle se leva au nom de JESUS CHRIST. Grâce à DIEU, Thérèse est vivante aujourd'hui et elle est mère de plusieurs enfants. 52. Ce fut pourquoi la propriétaire de Makoko, la défunte RAMOTU Emmanuelle, une femme Musulmane, s'approcha de moi pour dire qu'elle avait vu en songe qu'un homme saint venait d'entrer à Makoko et que si elle tenait à garder la propriété des terres de Makoko, elle devait aller voir cet homme. Elle me dit que j'étais l'homme en question et me demanda de prier en sa faveur pour qu'elle conserve la propriété de Makoko et elle me demanda mes conditions. Elle était venue avec son fils RAIMI, son Secrétaire et BALOGUN son écuyer. Je lui répondis que je ne prenais absolument rien. Par contre, je lui demandai d'apporter une seule bougie que j'utiliserai pour prier en sa faveur. Ces prières, grâce au CHRIST, furent exhaussées. La ville de Makoko devint sa propriété incontestée depuis le troisième mois jusqu'à ce jour. Bien qu'elle ait été Musulmane, elle se rappela que DIEU l'avait aidé au nom du SEIGNEUR JESUS CHRIST, par l'intermédiaire de l'Église du Christianisme Céleste et elle donna à l'Église la parcelle sur laquelle se trouve l'actuelle Paroisse de MAKOKO YABA (Siège mondial du Diocèse du Nigeria). Pour prévenir toute contestation après sa mort, elle fit officiellement une cession de la propriété à l'Église (bien que ce fut en son nom) et reçut en retour, en guise de paiement, un Franc symbolique (One Kobo, équivalent à 1/100 de Naïra). Elle fit ce don à cause des nombreux miracles que le SAINT ESPRIT avait accomplis au nom du CHRIST. Que DIEU bénisse la famille RAMOTU Emmanuelle mourut le 23 Mars 1952, un dimanche de Pâques. 53. Les miracles accomplis par notre SIGNEUR JESUS CHRIST par mon intermédiaire furent nombreux. Je ferai une mention particulière à une jeune femme nommée OLUSOLA qui mourut et que le SEIGNEUR JESUS CHRIST ressuscita des morts trois jours après. 54. Un membre de l'Église qui aimait répéter : ''Dites ALLELUIA'' vint me voir un Dimanche matin pour m'annoncer la mort d'une jeune femme la veille à trois heures de l'après-midi du Samedi, dans sa maison, non loin de la sienne. Il dit qu'à la vue de nombreux miracles accomplis par le SEIGNEUR JESUS CHRIST à travers ma personne ici même à Makoko, particulièrement ceux de HUNSU et de Thérèse. Il était sûr qu'OLUSOLA pouvait être ressuscitée d'entre les morts. Il me parla d'abord à dix heures, ce Dimanche matin, alors que le culte allait commencer. Le culte se termina à trois heures de l'après-midi (15H00) et il continuait à me harceler mais je ne lui répondis pas. À cause de sa persistance, je dus , à quatre heures de l'après-midi (16H00), envoyer l'Évangéliste BADA (alors chargé paroissial) avec une de mes soutanes pour suivre le jeune homme qu'on appelle ALLELUIA chez lui et poser cette soutane sur le cadavre, en disant aux parents que lorsque le corps bougera qu'on me l'apporte à l'Église. Au moment de s'y rendre, ''ALLELUIA'' devrait marcher devant et l'Évangéliste BADA derrière. 55. L'Évangéliste revint et me rapporta qu'il avait exécuté mes instructions. Aux environs de cinq heures trente de l'après-midi (17H30), ils apportèrent le corps dans une voiture parce qu'ils étaient étonnés de voir le corps se retourner, alors que celui-ci était toujours sans vie. Je demandai qu'il fut placé dans la sacristie des femmes à l'Église (sacristie des femmes ou parvis des femmes). 56. Il y a avait un jeune homme originaire d'ONDO STATE (une des provinces du Nigeria) qui était venu avec eux. Il appartenait à une des autres Églises spirituelles, mais je ne sais laquelle. Lorsqu'il vit que nous avions laissé le corps d'OLUSOLA dans la sacristie, pendant des heures, sans nous préoccuper de prier dessus ou de nous en approcher mais que nous continuions à parler de manière générale, il vint me conseiller qu'au lieu de ne rien faire, nous devions prier pour le cadavre, qui empestait déjà ? Je lui répondis que je n'étais pas celui qui devait ramener OLUSOLA à la vie et qu'il devait faire très attention surtout ne pas aller du coté du cadavre. Je lui dis que s'il le faisait, il devait accepter la responsabilité de tout ce qui lui arriverait. Mais il ne voulut pas écouter. Il continuait à faire des pas vers la sacristie où étaie exposé le cadavre. Curieusement, il revint à moi en courant avec un air effrayé et raconta qu'il avait vu un homme vêtu de blanc, avec la chevelure séparée en deux et qui se tenait debout, au chevet du cadavre. Je rétorquais que je l'avais averti de ne pas s'approcher du corps. Il s 'enfuit et j'allai dormir, la mère d'OLUSOLA alla aussi dormir. Je ne me souciais pas du corps. Ces miracles ne sont pas accomplis par ma puissance, je ne suis que l’humble serviteur de celui qui m'a envoyé, c’est-à-dire l'ETERNEL DIEU. Par la grâce du CHRIST, je n'avais donc pas besoin de me livrer à un assaut de veillée de prière, de jeûne ou de m'infliger une quelconque ascèse. 57. Dans la matinée du troisième jour après la mort d'OLUSOLA, sa mère regardant les heures passer, devint tendue et agitée. A neuf heures du matin, elle vint à moi et dit avec désespoir que comme le corps d'OLUSOLA devenait puant et toujours sans vie et recouvert de fourmis, qu'on devait lui permettre d'emporter le corps à la maison afin qu'elle puisse procéder à la mise en bière et à l'enterrement. Pendant qu'elle disait cela, son pagne tomba. Emus de compassion, je me levai pour la suivre là où était le cadavre de sa fille, étendu sans vie. Je lui demandai le nom de sa fille et elle me répondit que son nom était ''OLUSOLA''. Je frappais le corps et j'appelai ''OLUSOLA'' et la fille me répondit ''MONSIEUR''. Je la frappais de nouveau et dis : '' Au nom de JESUS CHRIST lève-toi et marche'' ; elle se leva immédiatement et marcha. Elle est toujours là avec vous, vous la connaissez tous. Sa sœur cadette est la sœur IPADEOLA. PROPHETIE SUR L'APPARITION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST 58. En ce qui concerne notre SEIGNEUR JESUS CHRIST, SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA TERRE qui m'a envoyé, il était temps pour lui de révéler lui-même toute sa puissance et sa gloire, là même à Makoko. Ceci arriva en 1954 le vendredi suivant le culte d'actions de grâce pour la fête des moissons, car cette année était la troisième édition de la célébration de la fête des moissons au Nigeria. Pendant trois mois avant sa venue, des messages spirituels étaient annoncés par nos visionnaires pour signifier que le SEIGNEUR lui-même viendrait nous rendre visite, en marchant au milieu de nous et que nous devions toujours être prêts à pouvoir l'identifier dès son arrivée. Vers trois heures du matin, le jour de son arrivée, je fus rempli du SAINT ESPRIT et comme on me l'a raconté plus tard, je prononçais continuellement les mots suivants jusqu'à cinq heures trente du matin, moment durant lequel, selon les témoins, la maison était secouée jusqu'à ses fondations : ''JESUS, JESUS ENITI IRI RE DABI IRI OJU OMO KINIUM, ENITI NTI ORI EKANNA RE TAN IMOLE''. Cela signifie en anglais : '' JESUS, JESUS, YOU WHOSE EYES ARE LIKE THOSE OF LION CUB, AND FROM WHOSE FINGER TIPS LIGHT BEAMS OUT''. En français, cela signifie : ''JESUS, JESUS, TOI DONT LES YEUX SONT COMME CEUX DU LIONCEAU ET DONT LA LUMIERE RAYONNE DU BOUT DES DOIGTS''. Ceci me fut rapporté plus tard dans la matinée par l'Évangéliste BADA (alors chargé paroissial) qui dormait près de moi dans l'Église en même temps que d'autres membres. APPARITION DE NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST 59. Le SEIGNEUR arriva sous l'aspect d'un aveugle. Il apparut marchant vers l'Église à peu près à neuf heures du matin. Il parla d'abord à ma femme Christine et lui demanda du tabac. Elle répondit n'en avait pas. Alors, il demanda des cigarettes, et de nouveau elle répondit qu'elle n'en avait pas. Elle lui demanda alors des noix de cola, ce sur quoi elle répondit qu'on devait la laisser tranquille, particulièrement parce que les trois choses qu'il lui avait demandées sont interdites aux membres de l'Église du Christianisme Céleste ; d'où la légère colère de ma femme dans ses réponses. A ce moment, YAMAN qui était à ses cotés, intervint et lui offrit de l'argent pour acheter tout ce qu'il avait demandé et qu'il n'avait pas pu obtenir de ma femme. Il déclina l'offre et la bénit en lui disant qu'il ne lui manquera jamais de l'argent. Néanmoins, il recommanda à YAMAN d'avertir sa fille Christine de faire attention parce que le monde est délicat. Puis il les laissa. 60. Bien entendu, j'étais absent de tous ces événements car j'étais dans une autre maison située à 45 mètres de celle dans laquelle se trouvaient Christine et YAMAN. Tout d'un coup, je vis un homme venant vers moi. Il était de grande taille et d'allure gracieuse, et habillé d'une seule pièce de tissu blanc enroulé autour de son corps, de la côte aux orteils. Soudain, comme il s'approchait, je vis spirituellement un rayonnement de lumière devant lui et reconnus aussitôt qu'il était le SEIGNEUR dont la venue avait été annoncée. 61. J'allai à sa rencontre. Il était aveugle, le point noir habituel de l’œil était totalement absent de ses globes oculaires qui étaient entièrement blancs. Je demandai alors ; ''mon Seigneur d'où viens-tu et où vas-tu '' ? Il répondit : '' LE FILS DE L'HOMME VIENT DE NUL ENDROIT PARTICULIER, PAS PLUS QU'IL N'A AUCUNE DESTINATION MAIS IL VA LA OU LE VENT LE CONDUIT ''. Très bien mon SEIGNEUR mais ne voudrais-tu pas venir avec ton fils dans sa maison ? Il répondit out en marchant avec moi : ''N'es-tu pas Prophète ? Il t'a été donné de me connaître grâce à ton aimable bonté. J'irai avec toi dans ta maison. Pendant que je marchais, je mis la main à ma poche et lui offris de l'argent pour l'aumône. Il déclina l'offre et dit : '' Ce qui est à moi ce n'est pas l'argent mais l'amour. Qu'il en soit ainsi pour toi aussi '‘ ? 62. Nous marchions ensemble, moi sur la gauche et lui à ma droite. Il y avait en ce temps-là un caniveau non loin de l'entrée de la Paroisse et qui servait à l'évacuation, vers la lagune, des eaux souterraines qui suintaient par-ci par-là. Arrivé devant le caniveau, je dis : '' mon Seigneur, fais attention au caniveau, laisse-moi prendre ta main pour que tu puisses traverser en toute sécurité''. Il répondit : ''PAS DU TOUT, LE FILS DE L 'HOMME PEUT NE PAS AVOIR DES YEUX VISIBLES, MAIS IL A DES YEUX DE L'ESPRIT QUI VOIENT MIEUX QUE LES TIENS''. Avant qu'il n'eût fini, il avait déjà adroitement franchi le caniveau avant moi. Nous marchâmes ensemble et entrâmes dans ma maison. 63. lorsque nous fûmes installés dans ma maison, il me demanda de l'eau et je la lui apportai dans un bol. Il demanda du sucre, Makoko n'était pas non plus développé qu'aujourd'hui ; ce n'était qu'une bourgade. Je trouvai là une occasion pour lui plaire. Il n'avait pas accepté d'aumône de ma part, peut-être qu'à travers cette opportunité, profiter de lui faire plaisir en lui offrant un paquet de sucre. Malheureusement, je cherchai du sucre en vain dans tout Makoko. Je revins lui dire que je n'avais pas pu trouver du sucre. Il me répondit que les sept morceaux de sucre qui se trouvaient dans ma chambre suffiraient. J'allai dans ma chambre, cherchai et naturellement, je trouvai les sept morceaux de sucre que je lui apportai. Il me demanda de les mettre dans le bol d'eau que je lui avais remis avant et il dit : ''A PARTIR D'AUJOURD'HUI, QUE LE SUCRE DEMEURE TOUJOURS DANS TA MAISON''. Il dilua le sucre dans l'eau, but sept gorgées et me donna le reste en disant : ''LES HOMMES ACCOURRONT VERS TOI AVEC DIVERS PROBLEMES''... et il continua, me fournissant des explications instructives sur les vertus de l'eau. Je bus aussi sept gorgées et gardai le reste d'eau que je conserve encore aujourd’hui. 64. Il demanda un tissu assez grand pour envelopper un cadavre. Je regardai autour de moi et pus trouver seulement un mètre de tissu blanc auprès de ma femme Christine. Je l'enroulais dans du papier. Comme je m'approchai de lui par derrière, il demanda : ''CELA PEUT-IL SUFFIRE À COUVRIR TOUT MON CORPS DE LA TETE AUX ORTEILS'' ? Déconcerté, je retournai rendre le tissu. Mais il dit : ''COMME TU AVAIS L'INTENTION DE M'EN FAIRE UN CADEAU, NE L'EMPORTE PAS, LAISSE-LE ET VA CHERCHER QUELQUE CHOSE DE PLUS GRAND''. Alors, l'Évangéliste BADA qui se trouvait à coté de nous, attira mon attention sur une nouvelle pièce de tissu en coton doux avec laquelle l'autel était habillé, à l'occasion de la fête des moissons, le Dimanche précédent. Soudain, le SEIGNEUR JESUS CHRIST coupa notre conversation et dit : ''OUI CELA SERA SUFFISANT POUR ME COUVRIR DE LA TETE AUX ORTEILS''. Il ne le toucha pas mais il me demanda de l'emballer avec le premier tissu que j'avais rendu. Je soulignais aussi la présence effective à cet événement d'Emmanuel YANSUNU qui, lui, était Méthodiste et venait seulement accompagner son frère l'Évangéliste Nathaniel YASUNU. 65. Il parla de plusieurs choses avec moi, entre autres, Il me confirma ceci : ''TOUS VOS CULTES A DIEU ET TOUTES LES ŒUVRES DE L’EGLISES SONT AGREES PAR LE PERE TOUT PUISSANT. NEANMOINS, DIS À TOUS LES MEMBRES DE L'EGLISE DU CHRISRIANISME CELESTE D'ETRE ASSIDUS DANS LE CULTE ET L’ADORATION QU'ILS DOIVENT RENDRE À DIEU ET A SES ŒUVRES PARCE QUE L'ADORATION SERA L’ULTIME SALUT DE L'HUMANITE. TOUTEFOIS, L 'AMOUR DE L’ARGENT SERA LA RUINE DES HOMMES QUI ASPIRERONT AU ROYAUME DES CIEUX''. Il me demanda de fixer mes yeux sur lui, autant que je le pouvais car je n'aurai plus l'occasion de le voir tel quel et de lui parler de cette façon. Il me dit que j'allais sûrement le revoir, mais il ne pouvait pas me dire comment cela allait se faire. Cela se rapporta au moment où moi-même j'avais failli quitter ce monde. Il se proposa de prendre congé de nous en nous intimant l'ordre de ne pas annoncer son départ. L'Évangéliste BADA qui était resté présent pendant tout ce temps, poursuivit en disant : ''Qui peut manquer la gloire de voir ce soleil brillant'' ? Ce sur quoi notre SEIGNEUR JESUS CHRIST répondit avec surprise et exclamation : ''Comment'' ? Alors BADA répéta : ''Père, qui peut manquer de voir la gloire de ce soleil brillant de félicité'' ? Alors, notre SEIGNEUR JESUS CHRIST psalmodia SEPT FOIS ALLELUIA L'Évangéliste Nathaniel YANSUNU de Porto Novo (il n'était pas encore Chargé Paroissial) dormait dans une autre chambre à proximité de chez moi. Il était paralysé mais aussitôt qu'il entendit parler à coté, il se leva et étendit sa jambe, en se redressant en même temps. Je rappellerais ici que ce Nathaniel YANSUNU était le fils de Moïse YANSUNU avec qui j'étais quand j'avais l'âge de sept ans. 66. Poursuivant, le SEIGNEUR JESUS CHRIST me dit qu'il était venu me parler parce qu'il y avait beaucoup à dire, mais que je devais marcher avec lui uniquement sans aucune autre présence humaine. Nous quittâmes la maison, laissant les autres derrière. Il me demanda d'apporter les deux pièces de tissu que je lui avais donné. Je les pris avec moi. Nous marchions le long de la rue de l'Église, en plein jour et nous ne rencontrions âme qui vive sur le chemin du Pont de Makoko. Il me parla et me donna des explications et des instructions particulières sur bon nombre de sujets ayant trait à l'Église. Une de ses instructions était que nous devions célébrer la SAINTE CENE (la Sainte Communion) à notre assemblée annuelle de NOEL à Porto Novo et qu'il serait lui-même présent et y participerait. Avant cela, nous n'avions jamais célébré la SAINTE CENE pendant nos assemblées de NOEL, mais à la suite de son injonction, nous avions célébré la SAINTE CENE (pour la première fois) à notre assemblée de NOEL de cette année-là qui, d'ailleurs, fut la septième année de l'existence de l'Église du Christianisme Céleste ; ce fut une date historique pour notre Église. 67. A l'époque, des rondins de palmiers étaient placés de chaque coté du pont, afin de soutenir le route et d'empêcher que celle-ci soit emportée ou détériorée par des courants de différentes pluies. Nous nous tenions debout sur l'un des rondins de palmiers qui se trouvait à droite et nous étions tous les deux face à face l'Ouest. Il me demanda de sortir les tissus et des les étaler par terre, sur la boue. Après avoir exécuté ses instructions, il posa son pied gauche sur les tissus, pendant que son pied droit restait sur le rondin de palmier. Alors, avec son pied gauche toujours sur les tissus ballonnant ; il s'adressa : " FILS DE L'HOMME, C'EST ICI QUE NOUS NOUS SEPARONS ; VA ET NE TE RETOURNE PAS". Je fis demi-tour et commençai à m'en aller. Après avoir fait trois pas, je fus curieux de savoir comment il ferait pour partir puisque apparemment, il n'y avait pas d'issues vers là où il regardait. Je me retournai et je ne le vis nulle part. " LE SEIGNEUR JESUS CHRIST AVAIT DISPARU’’. 68. Trois jours après, il se produisit un incident particulier. Une femme qui se proclamait membre de notre Église, continuait à fréquenter secrètement les charlatans, les féticheurs et les sorciers. Un jour, elle passait par le cimetière dénommé APENA. L'homme habillé de blanc qui m'était apparu plutôt, lui apparu aussi et elle devint aussitôt immobile comme une statue. Elle fut transportée dans sa maison non loin de là. Pendant que cet événement se déroulait, au même moment, je recevais une prophétie ici dans l'Église de MAKOKO, qu'il y avait des gens qui venaient à moi en clamant d’être des chrétiens mais elles étaient pires que les charlatans et les féticheurs, que l'une de ces personnes venait juste d’être prise et allait être emmenée ici. A son arrivée, je devais lui demander pourquoi un membre de l'Église du Christianisme Céleste continuait-il à rechercher l'aide et le secours des herboristes, des charlatans et des féticheurs voir d'autres agents sataniques. Je devais l'informer que c’était LUI, CHRIST, qui lui était apparu. 69. En vérité, quelque temps après, on m'apporta une femme tombée en inconscience. Lorsque je lui imposais la main au nom du SEIGNEUR JESUS CHRIST, elle redevint consciente et se releva. Je lui répétais exactement ce qu'on m'avait ordonné de lui dire et elle se confessa. 70. Une autre apparition de notre SEIGNEIR JESUS CHRIST eut lieu sur la grande plage de LAGOS en 1954, à l'occasion de la prise d’onction de certains membres de l'Église au Nigeria dont Samuel, LEYON et quelques autres. Il est important de noter que LEYON et Samuel furent les premiers à être élevés au grade de Leader dans le Diocèse du Nigeria. NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST APPARUT A LA MER. Comme cela s'était produi

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